Jérôme Zindy, vélo-reporter
Pendant près de 10 ans, j’ai évolué dans le milieu de l’aventure et du voyage lointain en tant qu’organisateur, reporter ou réalisateur. En 2019, je prends brutalement conscience de l’impact de mes activités professionnelles et personnelles sur l’environnement. Je décide de tout reprendre à zéro pour me rendre utile différemment et mettre mon énergie et mes compétences au service de nouveaux modèles, moins impactants, plus bienveillants.
Depuis, je conçois, organise et réalise mes propres aventures en cherchant à réduire au maximum leur impact environnemental, mais aussi en leur donnant du sens, en partant à la Rencontre de celles et ceux qui nous inspirent sur d’autres façons de vivre.

Pourquoi le vélo électrique ?

Mon objectif est de réaliser mes reportages en ayant le plus faible impact possible sur l’environnement. Pour mes aventures ou mes reportages à vélo, j’ai choisi le vélo électrique parce qu’il me permet de transporter du matériel vidéo pour pouvoir filmer et partager mes aventures, tout en me laissant de l’énergie pour le faire !

Pour mes voyages au long court, j’utilise mon vélo solaire : un vélo à assistance électrique qui produit lui-même son énergie grâce à son panneau solaire. Sur des journées ensoleillées, je peux facilement parcourir 60 km par jour sans jamais avoir besoin de recharger. Selon les besoins, je peux également augmenter la surface des panneaux grâce à une remorque solaire pour parcourir jusqu’à 150 km par jour sans besoin de se brancher au secteur électrique.

Mettre du sens dans mes aventures et mes reportages

Mon objectif est de montrer d’une manière positive que d’autres visions sont possibles ! À vélo, je pars à la rencontre d’agriculteurs locaux et bio acteurs du circuit court. J’accompagne des vélo-taffeurs pour montrer qu’il est possible de prendre le vélo pour aller travailler. Je réalise un portrait d’un menuisier, lui aussi à vélo. À pied ou à vélo, je réalise des vidéos pour encourager le tourisme durable et de proximité.

Le faire en étant le plus exemplaire possible

À mon niveau, je cherche à réduire l’impact de mes reportages en évitant les véhicules thermiques pour rester cohérent dans ma démarche. Basé en Avignon, je réalise ces reportages dans toute la France en prenant le train avec un vélo électrique ou en utilisant un vélo sur place. Mon vélo solaire, lui, est trop volumineux pour prendre le train. Lorsqu’il est requis pour une série de reportages au bout de la France, je n’hésite pas à parcourir la distance à vélo en parcourant jusqu’à 200 km par jour pour rejoindre le point de départ de l’aventure !

Photos : dans le Jura à vélo sur la route du retour en novembre 2021 pour parcourir les 700 km qui séparent l’Alsace et Avignon. En septembre 2021, j’avais parcouru la distance dans l’autre sens pour participer au salon du vélo de Strasbourg et réaliser une série de reportages à vélo.

Une approche positive !

Sans jamais chercher à jeter la pierre, mon objectif est d’émerveiller et d’inspirer positivement en montrant que des alternatives positives sont possibles pour nous-mêmes et pour notre Planète. En cherchant moi-même à réduire mon impact environnemental professionnel et personnel, je suis le laboratoire de ma propre transition écologique individuelle.

Citoyen et aventurier en transition depuis 2019

« Sois le changement que tu veux voir dans le monde » Gandhi
  • Plus aucun avion depuis 2019
  • Un max de vélo et de transports en commun depuis 2020 pour mes projets, mes voyages et mon quotidien
  • En 2020 : changement d’activité professionnelle pour sortir de l’événementiel international et me consacrer à 100% au tourisme durable  et à la transition écologique
  • Minimaliste depuis 2020
  • Locavore depuis 2020, végétarien depuis 2022

Quand je ne suis pas sur un vélo, je m’engage pour mettre en lumière l’agriculture durable et les mobilités actives en Alsace au titre d’animateur du challenge vélo et du Projet Alimentaire Territorial de l’agglomération Mulhousienne et du Sud Alsace. Je suis également actif dans le sud de la France dans la recherche de solutions pour transformer nos déchets en ressources au sein du Collectif Marseille 2024 Clean Project.

Photo : Congrès Mondial de la Nature à Marseille (IUCN) en septembre 2021